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Le partisopo est sur le point de recevoir (c'est son DÉ-stin), quelques missives inquisitives de condamnation outrée, sur l’air de « Ouhlala ! mais c'est pas très démocrate, tout ça ! Non, mais vous vous rendez compte de la dégénération de ces dévertébrés qui appellent à rejeter la politique en bloc ! Il faut les démanteler ! ».
Soit. OK. Fair enough.
Stoïque, le partisopiste sait pourtant qu’il n’en est rien. Et voici pour lui quelques raisons de DÉ-raisonner quand même.
1. Le partisopiste, adepte du tirage au sort en politique, est, par DÉ-finition, un DÉ-mocrate. Demandez sinon aux Athéniens.
2. Il ne rejette pas la politique, mais la politique-sondage. Il DÉ-sonde plutôt que de simplement DÉ-noncer.
3. Le partisopiste est conscient des risques de sa pratique, mais il garde son libre arbitre : il sait qu’à tout moment, il peut DÉ-cider de garder son DÉ dans sa poche et de voter, simplement, plutôt que de DÉ-voter.
4. Car l’important, pour lui, n’est pas tant de DÉ-voter, mais bien de clamer, haut et fort, qu’on va le faire. La partisopation, c'est sa seule force, a des vertus performatives.
5. DÉ-faire, c'est donc faire, comme il a DÉ-jà été dit sur ce blog.
Bref, le partisopiste DÉ-DÉ-iste ne se contente pas d'appeler à DÉ-voter. Il sait qu'il doit, en plus, se DÉ-penser à penser.
DÉ-mocrates DÉ-vergonDÉs et DÉ-sonDÉs, DÉ-pensez-vous et ne vous renDEz jamais, car partisoper et DÉ-raisonner, c'est surtout apprendre à raisonner. CQF-DÉ