Partager l'article ! DÉsonDÉ(e): n.m. ou n.f. Le DÉsonDÉ est un homme libre. Plus heureux qu’un Ulysse, il parcourt le monde et les m ...
n.m. ou n.f.
Le DÉsonDÉ est un homme libre. Plus heureux qu’un Ulysse, il parcourt le monde et les mers, inattentif aux sirènes de l’opinion et aux appâts doxométriques. Il évite simplement, comme la peste, les îles de la Sonde.
Partisopiste fervent, ce DÉ-DÉiste ne répond plus. DÉciDÉ à ne plus cautionner la politique-sondage et toujours prêt à voter par le DÉ, il est la bête noire de la Sofres, le père fouettard de l’Ipsos, le cauchemar de BVA. Quant aux politiciens, ces cyclopes borgnes, ils le haïssent. C'est qu'ils ne comprennent plus qu’il ne les comprend pas.
Le DÉsonDÉ est un rêveur, hors de son temps. Il lui arrive même, mais c'est très rare, de déconnecter Internet pendant une heure ou deux, histoire de s’entendre de nouveau penser un peu. Et là, loin du cybercerveau, le DÉsonDÉ réalise que ses rêves sont des pensées où il se penche pour boire et des idées qu'il peut mettre en application.
Et le DÉsonDÉ est contagieux.
On le reconnaît facilement. Il suffit de tendre l’oreille lorsque vous verrez passer un homme ou une femme souriant, l’air béat, et marchant sans se presser : si vous entendez, en plus, un DÉ rouler dans leur poche, c'est qu’il sont des nôtres.
Partisopistes, DÉ-DÉ-istes, DÉsondons-nous !