Bienvenue sur le site du Partisopo, le "PArti pour le TIrage au SOrt en POlitique".
Le principe de ce blog est simple. Faire connaître ce pari antiparti [sic] et anti-sondages qui repose sur un seul programme politoclaste, une seule idée révolutionnaire : se réapproprier la politique par le hasard.
Aucune adhésion, aucune contribution, aucune carte. Pour être déclaré membre du partisopo, l'acquisition d'un ou deux dés à jouer suffit. Les partisopistes n'ont qu'un mot d'ordre : "Votons par le dé !" (ou "Dé-votons !", selon une variante attestée).
Vous qui rêvez de faire tourner la tête aux politiciens, politologues, politburos et autres policemen...Vous qui ne voulez plus de la politique-sondage qu'on nous sert jusqu'à plus soif :
rejoignez-nous ! Aux prochaines élections, ne votez pas : Dé-votez !
Un rapport du Sénat propose d'encadrer davantage la "République des sondages"
Le premier sondage politique publié en France date de 1938. Il portait sur les accords de Munich, qui abandonnaient à Hitler la Tchécoslovaquie : 57 % des personnes
interrogées les approuvaient. Aujourd'hui, plus d'un millier de sondages sont publiés chaque année. Les sondages politiques n'en représentent qu'une faible proportion mais, du fait de leur
visibilité, ils constituent une vitrine pour les principaux acteurs de ce secteur. La France est un des plus gros consommateurs au monde de sondages politiques.
dans
Encadrer cette "République des sondages", éviter que ne s'instaure une "démocratie d'opinion", tel est l'objectif revendiqué dans le rapport d'information réalisé par Hugues
Portelli, sénateur (UMP) du Val-d'Oise, et Jean-Pierre Sueur (PS, Loiret) pour la commission des lois du Sénat et rendu public lundi 25 octobre. Ils formulent quinze recommandations, qui
devraient être prochainement transcrites sous la forme d'une proposition de loi.
C'est dans les années 1970 que commence à se poser la question de l'influence des sondages sur la vie politique, voire sur le résultat des élections. A tel point que le Conseil constitutionnel
juge nécessaire, après la présidentielle de 1974, de suggérer "l'élaboration d'un code de déontologie de nature à éviter que le choix des citoyens ne soit influencé par une appréciation
erronée des chances respectives des candidats". Il en résultera la loi du 19 juillet 1977. Elle impose l'obligation de faire figurer les mentions légales sur les conditions de réalisation du
sondage et interdit de publier un sondage électoral la semaine précédant le scrutin.
Principale lacune de l'actuelle législation, même complétée par la loi du 19 février 2002 : elle ne définit pas ce qu'est un sondage, ce qui laisse la porte ouverte à des "enquêtes" réalisées
dans des conditions n'obéissant à aucune règle ni méthodologie. Se multiplient ainsi les sondages en ligne, qui ne prennent en compte aucun critère de représentativité de l'échantillon consulté,
quand ils n'offrent pas des gratifications aux internautes acceptant de répondre. Les rapporteurs souhaitent que soit sanctionné pénalement le fait d'utiliser le terme "sondage" pour des enquêtes
politiques ne répondant pas aux obligations de contrôle.
Ils veulent aussi étendre le champ d'application de la loi, actuellement limité aux sondages électoraux, à l'ensemble des sondages politiques. Selon la façon dont elles sont conduites et le
moment où elles sont effectuées, certaines enquêtes peuvent servir à justifier de manière biaisée une décision politique. Ainsi le gouvernement a-t-il invoqué, à l'appui de son projet de réforme
territoriale, un sondage Ipsos, publié en juin 2009, selon lequel 83 % des sondés considéraient l'organisation administrative de la France trop complexe et 73 % estimaient une réforme nécessaire.
Le gouvernement s'en est prévalu comme d'une approbation à la réforme qu'il s'apprêtait à conduire.
Pour les rapporteurs, il faut imposer aux instituts de sondage et aux commanditaires des règles strictes de transparence. Toutes les publications et diffusions de sondages devraient être
accompagnées des mentions de l'organisme l'ayant réalisé, du nom et de la qualité du commanditaire, de l'acheteur s'il est différent, du nombre de personnes interrogées, de la date de
réalisation, du texte intégral des questions posées ou d'un résumé fidèle, des observations méthodologiques éventuelles de la commission des sondages.
C'est là un point qui se heurte à une forte résistance des sondeurs. Ils refusent d'avoir à transmettre à la commission des sondages leurs "secrets de fabrication", notamment en ce qui concerne
les redressements des résultats bruts recueillis. "C'est comme si on demandait à un chef de divulguer sa recette", se défend un de ceux que les rapporteurs ont auditionnés. De même, les
sondeurs, revendiquant la qualité "scientifique" de leurs études, se disent opposés à ce que figure toute mention d'une possible marge d'erreur.
Pour les rapporteurs, il convient enfin de doter la commission des sondages de réelles compétences. Ils proposent notamment d'en modifier la composition afin d'y faire entrer en plus grand nombre
- 5 au lieu de 2 actuellement sur un total de 11 membres - des experts qualifiés en statistique politique, et de consacrer son autonomie budgétaire. L'ensemble de ces recommandations a été
approuvé par la commission des lois du Sénat.
Monsieur Sarkozy, notre petit président, a récemment lancé une idée saugrenue, dans son discours de Grenoble du 30 juillet : déchoir de
la nationalité les « Français d’origine étrangère » (concept douteux dénoncé par un bon
article de BHL dans Le Monde du 5 août, une fois n’est pas coutume) qui auraient « volontairement
porté atteinte » à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre « dépositaire de l'autorité
publique ». Son acolyte Brice Hortefeux a renchéri en proposant de faire de même pour les cas de polygamie, d’excision, de traite
d’être humains voire simplement de « délinquance grave »(lien). Baroque.
Le Partisopo, fidèle à sa doctrine et à sa politique de promotion du tirage au sort en politique, propose à l’UMP d’aller encore plus
loin : plutôt que de déchoir tel ou tel criminel ou délinquant de sa nationalité, instituons laDÉ-chéance aléatoire : un tirage au sort aurait lieu tous les mois au Ministère de l’Intérieur et désignerait, parmi tous les Français majeurs, les 10
nouveaux heureux Déchus du mois. Ceux-ci se verraient immédiatement notifier leur déchéance de la nationalité française et on les expulserait vers l'Andorre.
Avec un peu de chance, Sarkozy et Hortefeux feront rapidement partie du lot.
Le partisopo est sur le point de recevoir (c'est son DÉ-stin), quelques missives inquisitives de condamnation outrée, sur l’air de « Ouhlala ! mais c'est pas très démocrate, tout ça ! Non,
mais vous vous rendez compte de la dégénération de ces dévertébrés qui appellent à rejeter la politique en bloc ! Il faut les démanteler ! ».
Soit. OK. Fair enough.
Stoïque, le partisopiste sait pourtant qu’il n’en est rien. Et voici pour lui quelques raisons de DÉ-raisonner quand même.
1. Le partisopiste, adepte du tirage au sort en politique, est, par DÉ-finition, un DÉ-mocrate. Demandez sinon aux Athéniens.
2. Il ne rejette pas la politique, mais la politique-sondage. Il DÉ-sonde plutôt que de simplement DÉ-noncer.
3. Le partisopiste est conscient des risques de sa pratique, mais il garde son libre arbitre : il sait qu’à tout moment, il peut DÉ-cider de garder son DÉ dans sa poche et de voter,
simplement, plutôt que de DÉ-voter.
4. Car l’important, pour lui, n’est pas tant de DÉ-voter, mais bien de clamer, haut et fort, qu’on va le faire. La partisopation, c'est sa seule force, a des vertus performatives.
5. DÉ-faire, c'est donc faire, comme il a DÉ-jà été dit sur ce blog.
Bref, le partisopiste DÉ-DÉ-iste ne se contente pas d'appeler à DÉ-voter. Il sait qu'il doit, en plus, se DÉ-penser à penser.
DÉ-mocrates DÉ-vergonDÉs et DÉ-sonDÉs, DÉ-pensez-vous et ne vous renDEz jamais, car partisoper et DÉ-raisonner, c'est surtout apprendre à raisonner. CQF-DÉ
Un sondage, par définition, ça sert à créer des carottes.
Carottes glaciaires et glaçantes, carottes pétrolifères ou carottes politiques, c'est selon. Dans tous les cas, la carotte, ça rapporte. Mais pas pour la carotte. Elle ne sait pas en général
qu’elle se fait carotter.
Des cylindres de matière inerte que les carottiers capitalisent comme de l’or en barre, voilà à quoi se résume la prétendue « opinion publique ». Et l’opinion, on le sait, c'est surtout l’opinium du peuple
politique, à qui les carottiers revendent leur vitamine E (-lectorale) à prix caviars. Ô pognon public ! gâché pour un tel paradis artificiel !
Nous, au partisopo, on ne demande qu'une chose : qu'on arrête de nous prendre pour des carottes.
Soyons plus durs à cuire. C'est l’heure, DÉDÉistes, de la révolte des carottes.